Le Centre culturel Andrée Blouin a organisé, mercredi 7 janvier 2026, dans la salle Lumumba, une activité de solidarité avec le peuple vénézuélien en lutte, à la suite du kidnapping et de l’exfiltration hors du territoire national du président Nicolás Maduro par les forces armées spéciales des États-Unis d’Amérique.
Cette rencontre a réuni des voix engagées autour d’un échange instructif, sous la facilitation du camarade Pascal Muteba. Les discussions ont été nourries par les interventions de Sylvère Boswa, secrétaire général du Parti Communiste Congolais, de Jean-Marie Kalonji, coordinateur de La Quatrième Voie et de Laura Chavez, ambassadrice du Venezuela en République démocratique du Congo et au Congo Brazzaville.
Comprendre la crise vénézuélienne : poser les bases
Ouvrant les échanges, Pascal Muteba a d’abord posé le cadre général de la discussion en revenant sur les fondements géopolitiques de la crise vénézuélienne. Il a rappelé que le Venezuela est un pays stratégique, non pas en raison de sa situation économique actuelle, mais en raison de l’ampleur de ses ressources énergétiques, de sa position géographique clé, de son rôle dans les équilibres géopolitiques mondiaux, et de son important potentiel de redressement futur.
Selon lui, « toute évolution politique au Venezuela a des répercussions qui dépassent largement ses frontières ».
C’est pourquoi, a-t-il insisté, il est essentiel de comprendre les enjeux profonds qui traversent ce pays et d’exprimer notre solidarité avec tous les camarades actuellement en lutte.
Les motivations réelles de l’agression contre le Venezuela
Prenant la parole à son tour, Jean-Marie Kalonji a éclairé l’assistance sur ce qu’il a qualifié de motivations réelles de l’agression américaine contre le Venezuela. Il a rappelé que le pays détient la première réserve de pétrole au monde, ce qui en fait un acteur stratégique majeur sur la scène internationale.
Selon lui, les tensions se sont accentuées lorsque le Venezuela a affirmé sa souveraineté économique, en décidant d’exploiter et de vendre ses ressources énergétiques aux partenaires de son choix, en dehors des intérêts des grandes puissances impérialistes.
Il a ainsi souligné que c’est précisément en raison de ses richesses naturelles que le peuple vénézuélien subit aujourd’hui une agression injustifiée et multiforme.
Une violation du droit international et de la souveraineté des peuples
En dernier intervenant, Sylvère Boswa est revenu avec fermeté sur ce qu’il a qualifié d’acte illégal et grave, constituant une violation manifeste du droit international. Il a notamment évoqué les principes relatifs aux immunités d’un Chef d’État en exercice, ainsi que la souveraineté de l’État vénézuélien, toutes deux bafouées par cet acte qu’il a assimilé à un enlèvement politique.
Pour lui, cet acte ne constitue pas seulement une agression contre le Venezuela, mais bien une attaque contre tous les peuples du monde qui refusent de se soumettre à l’impérialisme américain.
Il conclut en appelant à une union internationale des peuples face à cette menace, rappelant que, plus qu’une ogive nucléaire, le soulèvement conscient et organisé des masses populaires demeure l’arme la plus redoutée par l’impérialisme.
Exaucé Diwilu